mercredi 13 février 2008

Rapport Attali et Pharmacie: Décision 212

Décision 212
-supprimer le numerus clausus, en créant un mécanisme incitatif pour que la carte des officines dans les territoires enclavés puisse satisfaire les impératifs de santé publique.
Je trouve légèrement abuser de vouloir supprimer un caurum que le gouvernement souhaite copier au profit des médecins en raison de son efficacité sur la répartition homogène de l'offre de soins sur le territoire!

-limiter le monopole pharmaceutique aux seuls médicaments prescrits sur ordonnance, sur le modèle italien, sans autoriser la publicité pour les produits non soumis à prescription. Cette mesure permettrait de baisser le prix de ces produits de 5% à 15% environ, selon une étude de l’ OCDE portant sur le Danemark.
Il est vrai que l'industrie pharmaceutique tend à vouloir nous faire croire actuellement (débat France Info du jeudi 17 janvier 2008 sur l'automédication en libre service) que les médicaments sans ordonnance sont inoffensifs. Donc si je comprends bien ces même industriels et M. Attali, j'aurais pu [ou une caissière Mammouth] vendre hier du DONORMYL à un homme souffrant d'une hypertrophie bénigne de la prostate (contre-indication absolue pour risque de globe urinaire entrainant une hospitalisation d'urgence pour sondage vésical) ou vendre du VOGALIB à un Parkinsonien (inactivation immédiate de son traitement antiparkinsonien car il s'agit d'un neuroleptique caché... eh oui, vous avez bien lu, un neuroleptique qui ne serait plus sous contrôle médical)! Ceci pose sans doute la question de la perception de la société sur les compétences du docteur en pharmacie qui a fait entre 6 à 9 ans d'études.

-permettre à des tiers d’investir dans le capital des officines aux côté de pharmaciens sans restriction, à la seule condition qu’un pharmacien tienne toujours la pharmacie
Quitte à passer pour un gauchot de base, autoriser Leclerc, Carrefour et autres Auchan ou même les grossistes répartiteurs (CERP, Alliance, OCP, Phoenix etc) à entrer dans le capital d'une officine, c'est accentuer la pression financière obligeant les salariés des pharmacies d'officine à faire du chiffre. Car, contrairement à la rumeur populaire, les pharmacies de quartiers et de campagnes sont relativement bien protéger quant au "faut absoluement vendre trois boites par clients"... contrairement aux grosses structures des centres commerciaux... par exemple.

Aucun commentaire: