jeudi 13 mars 2008

PROZAC, un petit séisme?: fin

Face aux résultats du travail du Pr Kirsch (Cf ici), nous pouvons émettre quelques remarques.

En effet, les 47 études inclues ont généralement été conduites sur six semaines. Or, l’effet antidépresseur n’apparaît qu’au bout de deux à trois semaines. Ainsi, un effet positif de l’antidépresseur peut passer inaperçu. De plus, ces études ne prennent pas en compte l’intérêt sur les rechutes de la poursuite du traitement antidépresseur lors de la phase de stabilisation. Enfin, l’important effet placebo dans la prise en charge de la dépression est reconnu puisque ne sont inclus dans les essais thérapeutiques sur les antidépresseurs que les patients n’ayant pas été nettement améliorer par le placebo lors de la phase préliminaire de l’étude.

Il n’y a donc pas lieu de remettre en cause la balance bénéfice-risque de cette classe pharmacologique.

Le point négatif est en réalité la médiatisation de cette métaanalyse qui a engendrer une suspicion des patients à l’égard de leur traitement antidépresseur, pouvant entraîner des arrêts brusques de traitement. Ces arrêts brutaux pouvant être à l'origine de syndromes d'interruption. Enfin, ce travail peut amener l’idée d’une remise en cause de la dépression comme maladie. En effet, il apparaît que sociologiquement, la douleur psychique du patient déprimé est sous-estimée et que l'opinion populaire tend à penser que ce dernier doit faire un effort sur lui-même.

1 commentaire:

M. Bienêtre a dit…

Errêtons de noyer le poisson ! A la grande toxicité des anti-dépresseurs, je préfère encore l’inéfficassité de produits placebo !

Par contre si vous voulez savoir comment on traite vraiment une dépression, ce n’est certainement pas du côté de la médecine allopathique qu’il faut se tourner...

En tant que naturopathe, je soigne mes clients atteins de dépression avec l’aloès, le lycium Chinois en cas de dépression sévère et avec du millepertuis et de la gelée royale en cas de dépression légère. Et dans les deux cas, l’usages des probiotics n’est pas à négliger.

Mais de grâce, ne me parlez pas de prozac !