mercredi 16 avril 2008

Les 764 fois où le pharmacien est visible

Aujourd’hui encore une personne, souhaitant faire une petite plaisanterie, s’est gentiment proposée de me remplacer.

Et oui ! Un pharmacien, c’est un épicier tout juste bon à sortir la bonne boite, au bon nombre.

Voici une étude qui fut présentée au Symposium Médical des Erreurs Médicamenteuses du 1er avril 2008. (1)
Elle porte sur 84 pharmacies lyonnaises et couvre une période de 3 mois. Durant cette période, les pharmaciens ont contacté les prescripteurs :
- 334 fois pour une interaction médicamenteuse
- 368 fois pour une confirmation de posologie
- 32 fois pour une erreur de prescription (le médicament prescrit n’était pas le bon ; par exemple CELEBREX -anti-inflammatoire- à la place de CELECTOL -antihypertenseur-)
- 30 fois pour déclarer un effet indésirable nécessitant une consultation médicale
Soit 764 appels.

Le rôle du pharmacien est peu visible : nous effectuons la démarche intellectuelle de vérification de l’ordonnance (administratif, posologies, interactions, vérification de l’historique médicamenteux) en 40 secondes. Il est clairement impossible de valoriser aux yeux du patient ces 40 secondes quand ce dernier vient d’avoir une consultation médicale de 20 minutes ! Cette étude a le mérite de mettre en lumière notre exercice.


(1)Catala O., Prunet-Spano C., Barrallon S.
Appels téléphoniques des officines vers les prescripteurs
Symposium Médical des Erreurs Médicamenteuses
1er avril 2008

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