dimanche 14 septembre 2008

Retour de vacances ... avec pharmacocinétique!

15 jours en Europe de l’Est : Budapest, Vienne et Prague. Ne plus penser à rien… surtout pas à la pharmacie. Mais là voilà qui me rattrape au retour ; vol Londres Stanted-Lyon Saint Exupéry n°3193, Le Monde® du 23 août 2008 :

La médecine personnalisée devra prendre en compte le génome, et non l'ethnie, de chacun
Pour proposer des traitements adaptés aux individus, il vaut mieux s'appuyer sur leurs caractéristiques génétiques propres plutôt que sur leur appartenance ethnique ou supposée raciale.
C'est le conseil formulé par Pauline Ng et ses collègues de l'équipe du généticien et homme d'affaires Craig Venter (Rockville, Etats-Unis) dans un article mis en ligne mardi 19 août, à paraître en septembre dans la revue Clinical Pharmacology & Therapeutics.
La formule paraît enfoncer une porte ouverte, mais il faut avoir à l'esprit que l'agence américaine du médicament avait autorisé, en juin 2005, la mise sur le marché d'un traitement de l'insuffisance cardiaque, le BiDil, en le réservant à un groupe ethnique particulier, les Afro-Américains. Entièrement séquencés, les génomes de Craig Venter et du Prix Nobel James Watson ont été mis dans le domaine public. Pauline Ng et ses collègues ont étudié chez ces deux individus, classés selon la terminologie américaine dans la catégorie "caucasien", six gènes jouant un rôle-clé dans la manière dont les médicaments sont métabolisés.
Différentes versions de ces gènes existent avec des fréquences variables selon les ethnies. Mais les différences génétiques retrouvées entre Venter et Watson sont suffisantes pour prédire que le docteur Venter va très bien métaboliser des médicaments tels que des antidépresseurs ou un anticancéreux, le tamoxifène.
Au contraire, le docteur Watson sera moins performant dans ce domaine. Il présente d'ailleurs, pour l'un des gènes étudiés, une version rare chez les "Caucasiens", mais fréquente parmi les populations d'Asie de l'Est.
Paul Benkimoun

De quoi parle-t-il ? Tout simplement de la toute dernière nouveauté : les cytochromes ! Ces mécanismes de détoxifications qui inactivent (ou activent dans certains cas) les médicaments, qui sont propres à chaque individus…et qui sont enseigner en pharma depuis au moins une bonne dizaine d’année ! Enfin, je me réjouis de voir que la pharmacocinétique intéresse enfin mes confrères médecins… je me souviens d’ailleurs d’une communication au congrès de pharmacie clinique français traitant de ce domaine en application au trithérapies antiHIV… voilà bien quatre ou cinq ans…

Bon j’arrête, à charge de revanche…

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