vendredi 13 février 2009

Parce que je la préférais avant!

Du second degré à méditer...


Les Guignols de l'info, Canal+, 12 février 2009

mercredi 11 février 2009

Devoir de refus de dispenser un médicament

Ce billet nait, une fois n'est pas coutume, d'un conflit lors d'une conversation avec des amis pharmaciens. Deux blocs s'affrontaient sur le fait de savoir si les pharmaciens avaient le devoir (et le droit) de refuser de délivrer un médicament si ils jugeaient qu'il est nuisible à la santé du patient - ie. interactions contre-indiquées absolues ou relatives, associations déconseillées, contre-indications - alors que le médecin, contacté, maintenait sa prescription.

Voilà la réponse du Code de Santé Publique:
"Lorsque l'intérêt de la santé du patient lui paraît l'exiger, le pharmacien doit refuser de dispenser un médicament. Si ce médicament est prescrit sur une ordonnance, le pharmacien doit informer immédiatement le prescripteur de son refus et le mentionner sur l'ordonnance."*


*Article R4235-61 du Code de Santé Publique

vendredi 6 février 2009

Education thérapeutique et Pharmaciens

Aujourd'hui j'ouvre le Moniteur des pharmacies du 31 janvier 2009: un article m'attire l'oeil: "Jamais sans mon pharmacien" avec en sous-titre "Un bel exemple de ce dont un pharmacien est capable en matière "d'éducation thérapeutique"".

Intrigué, curieux, intéressé me voilà plongé dans une revue que j'avoue ne jamais lire. Quelle ne fut pas ma déception lorsque je constatai que ce pharmacien, qui a au demeurant eu une très belle démarche, n'avais pas fait d'éducation thérapeutique mais "seulement" un accompagnement en aidant une personne dépressive à retisser des liens sociaux. C'est d'ailleurs à cet moment-là que je percute que dans le sous-titre, l'expression "éducation thérapeutique" est justement entre guillemets!

Cependant, le titre est là... et confirme un peu ce que je commence à intuiter: l'éducation thérapeutique étant à la mode, on la met à toutes les sauces. Cà c'est une chose. Mais je suis en train de me demander dans quelle mesure elle ne va pas être dénaturée par diverses corporations, dont la mienne, pour reconquérir ou un pouvoir ou une légitimité perdue. Car ce qui me sidère à chaque fois que je parle d'éducation thérapeutique avec un confrère, c'est qu'il n'y voit que la formalisation du Conseil Officinal! Autrement dit, une manière de rémunérer les conseils dont nous sommes si fier de dire qu'ils sont gratuits.

A mon sens, les pharmaciens ne peuvent pas en l'état actuel des choses faire de l'éducation thérapeutique car ne serait-ce qu'en donnant une information, ils peuvent avoir l’image de pousseurs à la consommation. C’est ce qui fait écrire à Deccache: « les pharmaciens sont critiqués en raison de l'enjeu et de l'aspect commercial de leur démarche. Qu'il y ait un enjeu financier, nul n'en doute et il est normal. Ce qui est plus nocif à l'image du pharmacien conseiller est le fait que dans certains cas, cet enjeu supplante celui de la santé des patients ». De plus, il y a le problème de l'amalgame avec l'industrie pharmaceutique qui a une image très défavorable en raison de la course au profit.

Deccache A. Le pharmacien éducateur pour la santé réalité ou illusion? Sciences & Officine. 2002(5):8-11.