jeudi 1 juillet 2010

Réponse aux médecins du secteur 13

Mon mépris étant désormais légendaire au travers de toute la France, mesdames et messieurs les 123 médecins généralistes du secteur 13, votre ultimatum étant arrivé à expiration voici quelques minutes, je me permets de vous répondre:

Je suis pharmacien, pharmacien d’officine. Je pose des boîtes sur un comptoir depuis trois ans déjà. Je gaspille mes savoirs et mes compétences dans deux pharmacies de Lyon. Ma légitimité pour vous répondre ? La passion pour mon métier, mes convictions au profit du patient et de sa santé.

Oui, chers docteurs, je revendique le souhait de pouvoir mener un entretien pharmaceutique auprès des patients des officines dans lesquelles j’exerce. Entre gens de même intérêt, appelons un chat un chat : je revendique une consultation pharmaceutique. Consultation, action de recueillir des informations, de demander un avis auprès d’un expert. La consultation pharmaceutique a pour vocation à déterminer le risque iatrogène par la réalisation d’un historique médicamenteux exhaustif comprenant outre les médicaments nécessitant ou non une prescription la phytothérapie, et à évaluer l’adhésion du patient à son traitement. Aussi, Viktil et al. ont démontré qu’une consultation pharmaceutique permet de détecter 39,9% des problèmes liés au traitement, que ce soit une non-observance, une interaction, une indication non-traitée, une redondance pharmacologique, un effet iatrogène [1]. Nos confrères québécois le font [4].

Oui, chers docteurs, je revendique le droit de prescription pour les analyses biologiques. Bien loin de moi l’idée de vouloir émettre un diagnostic. Je veux pouvoir, par exemple, contrôler un INR. Les admissions aux urgences pour cause d’INR trop élevé représentent environ 8% des admissions totales [2, 3]. Les données de l’étude de Howard et al. étant similaires aux données des deux études menées par les centres de pharmacovigilance français en 1998, on peut estimer à 22% les effets iatrogènes liés à un problème de monitorage [2]. Donner au pharmacien la possibilité de compléter le suivi thérapeutique d’une classe médicamenteuse à haut risque iatrogène est-il dès lors, selon vous, superflu ? Nos confrères québécois le font [4].

Oui, chers docteurs, je souhaite continuer à pouvoir prendre une mesure de pression artérielle gratuitement : la loi HPST ne fait que reconnaître un geste effectué au quotidien. La loi HPST nous permet également de pouvoir nous impliquer dans le suivi thérapeutique des patients. Les pharmaciens apparaissent pour être les collaborateurs idéaux pour atteindre les objectifs tensionnels [5]. Il nous serait également possible d’ajuster la posologie d’un hypertenseur, prescrit par vous, et dans des limites définies par vous. Nos confrères québécois le font [4].

Oui, chers docteurs, la pharmacie d’officine évolue : onde de choc de la disparition de la préparation magistrale et de l’avènement de la spécialité ; onde de choc des mutations de notre système d’assurance maladie ; onde de choc de la complexification des médicaments avec la gestion des interactions médicaments en lien avec les cytochromes et la glycoprotéine P. Mais chers docteurs, point de guerre de bienséances entre nous : nous partageons le même intérêt celui du patient. Vous restez le pilote, acceptez moi comme copilote, au même titre que peuvent l’être les infirmières, les kinésithérapeutes, les psychologues, les assistantes sociales ! Acceptez mes humbles compétences de technicien du médicament, comme nos confrères hospitaliers le font à Lyon, Grenoble, Paris, Epernay, Rennes, Mayenne, pour ne citer qu’eux [6] ! Et ensemble, relevons le défi pour la ville !

Jean-Didier Bardet
Docteur en Pharmacie
Et parce qu’il faut bien se la péter un peu Ingénieur Pédagogue en Éducation Thérapeutique

1. Viktil KK, Blix HS, Moger TA, Reikvam A. Interview of patients by pharmacists contributes significantly to the identification of drug-related problems (DRPs). Pharmacoepidemiol Drug Saf. 2006 Sep;15(9):667-74.
2. Howard RL, Avery AJ, Slavenburg S, Royal S, Pipe G, Lucassen P, et al. Which drugs cause preventable admissions to hospital? A systematic review. Br J Clin Pharmacol. 2007 Feb;63(2):136-47.
3. Ministère de la santé. La iatrogénie médicamenteuse en France. Paris; [cited 29/06/2010]; Available from: http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/34_980706s.htm. 4. Ambis S. La Pratique de la pharmacie et des soins pharmaceutiques au Quebec, différences avec l'exercice officinal français [PharmD]. Lyon: Université Claude Bernard Lyon 1; 2007.
5. Laekeman C, De Jonghe M, De Cort P. Hypertension: les pharmaciens dans l'engrenage thérapeutique. Minerva. 2010;9(1):1.
6. Bedouch P, Charpiat B, Conort O, Rose FX, Escofier L, Juste M, et al. Assessment of clinical pharmacists' interventions in French hospitals: results of a multicenter study. Ann Pharmacother. 2008 Jul;42(7):1095-103.

18 commentaires:

Anonyme a dit…

Cher pharmacien de 2 officines lyonnaises.
Vous êtes sans doute très compétent dans votre branche et le fait que vous preniez la pression artérielle des malades "gratuitement" vous honore car, avouez-le, rarissime dans votre profession. Mais permettez qu'en 9 ans d'études et 30 ans d'expérience, j'en sache un petit plus que vous sur la médecine. Connaissez-vous par exemple le contexte du malade pour interpréter ne serait-ce qu'un taux d'INR ?.La pression artérielle doit théoriquement être mesurée dans des conditions très précises et être interprétée en fonction de critères très précis, êtes-vous certain de connaître tout cela et de suivre parfaitement les données les plus actuelles ?. Vous vous inquiétez, à juste titre, que la distribution des médicaments puisse être faite chez Leclerc ou par internet, permettez-nous de nous indigner que des gens formés pour un autre métier puissent se substituer à nous. Vous prenez une image d'aéronautique en comparant médecin et pharmacien au pilote et son co-pilote. Cette image je la réserverai au spécialiste/généraliste qui font effectivement le même métier et ont un cursus commun. Je comparerai le pharmacien à un mécanicien aéronautique, métier noble s'il en est. Je n'accepterai pas de prendre un avion piloté par un mécanicien si bon soit-il, comme je n'accepterai jamais que mon avion soit vérifié par un pilote. Chacun son métier et les vaches seront bien gardées.
Dr Ali STAMRAD médecin du secteur 13.

Anonyme a dit…

Cher Pharmacien, nous dispensons nous aussi Médecins généralistes avec passion de nombreux actes gratuits ! Par téléphone pour des conseils quand ce ne sont pas de véritables consultations et pour des certificats ou des ordonnances complémentaires que nous réclament régulièrement nos patients .
Nous ne facturons pas non plus à nos patients le papier que nous imprimons pour leurs ordonnances !
Ne tombons pas tous, Médecins généralistes et Pharmaciens dans le piège de la religion ultra-libérale qui veut instaurer dans tous les domaines la concurrence de tous contre tous, au mépris des professionnels de santé et des patients .
La pratique médicale par les pharmaciens va poser des problèmes de responsabilité, je ne pense pas que les médecins seront disposés à assumer la pratique médicale des pharmaciens .
Les médecins généralistes ont été l'objet de toutes les attentions avec le dispositif du médecin traitant, soit disant destiné à mettre en valeur le médecin de premier recours.
Après quelques années, je considère ce système comme un échec, les patients dans leur grande majorité ne consultent pas plus le médecin généraliste et pas moins le spécialiste, les délais d'attente demeurent inchangés pour de nombreuses spécialités . Les patients ont intégré le dispositif comme une simple formalité administrative et demandent à leur médecin traitant au cours d'une consultation "multidisciplinaire" avec par exemple un problème ORL, un problème rhumato, un problème cardiovasculaire, un "ticket" pour le spécialiste ! Le tout bien sûr pour le tarif forfaitaire de 22 euros .
Vous pouvez bien passer du temps en vaines explications sur la finalité du parcours de soins, le patient repartira toujours avec son courrier . Enfin et pour couronner le tout, le patient à une totale liberté de changement de désignation du médecin traitant, ce qui nous fait perdre encore un peu plus de crédibilité, si tant est que ce soit encore possible !
Et bien oui, c'est possible car les pharmaciens vont faire notre travail, nous libérant ainsi du temps pour faire des certificats ou nous engageons aussi notre responsabilité, il ne faut pas l'oublier . Certificat pour faire des photos de mode, certificat pour arbitrer des concours de pétanque, certificat pour faire du modèlisme ... Le certificat pour aller pisser, viendra bientôt j'en suis sûr !
Vous comprendrez, cher Pharmacien que nous commencions à en avoir un peu marre .

Dr Bruno DEVILLARD

Jean-Didier a dit…

Monsieur Stamrad,
Votre première erreur est de supposer que je pense en savoir plus que vous sur la médecine et que je veuille me substituer à vous: chaussez vos lunettes et parcourez ce blog. Bien loin moi cette idée. D'ailleurs, ma thèse d'exercice s'ouvre sur cette citation de Cadet de Gassicourt: "soyons ou médecins, ou chirurgiens, ou pharmaciens; mais n'ayons pas l'orgueil de vouloir exercer les trois parties de l'art de guérir, ce serait nous condamner à une triple médiocrité. Si nous avons adopté la pharmacie, restons lui fidèles, ne rougissons pas de son nom, forçons même par les talents et des vertus, nos collègues médecins et les chirurgiens, à abjurer pour toujours la vaine et méprisable dispute de préséances." Je n'ai que faire du diagnostic. Je n'ai que faire du droit de prescription des médicaments listés. Cependant les frontières de nos deux professions se cotoient. Nous possédons une expertise différente sur un même objet: le médicament. Nous établissons une relation différente avec un même acteur: le patient. Je vous surprendrais sans doute en vous disant que la tombée du monopole sur la vente du médicament ne m'inquiète pas plus que çà; et que ceux qui devrait être le plus inquiet, ce sont les médecins. Leclerc peut assurer une distribution sécurisée du médicament. Il suffit de vérouiller le système. Mais ce qui est plus inquiétant, c'est la modification du rapport social au médicament qui vous touchera de plein fouet.
Voici un an, je me suis ouvert aux autres professions de santé. J'ai travaillé avec des médecins, des infirmières, des aides soignantes, des psychologues. Riche de cette expérience, j'ai entrevu les formidables possibilités de l'interdisciplinarité et de la décision partagée avec la mise ne place d'un plan d'action conjoint. Je venais moi aussi fort de mon diplôme, de mes années d'études, de mon statut social. Et j'ai découvert que la personne qui connaissait le mieux les patients, que la personne qui nous rapportais les problématiques les pressantes des patients, était l'aide soignante.
Dans ma courte expérience, j'ai découvert le pouvoir des entretiens en profondeur d'inspiration phénéménologique qui ne correspondent en rien à une consultation médicale mais qui font remonter l'expérience de la maladie par le patient, en dehors de toute désirabilité sociale de ce dernier vis à vis du professionnel qu'il a en face de lui.
Ce que je vous reproche: c'est l'universalité de votre démarche. Etant d'obédiance constructiviste pour ce qui concerne la partie sciences humaines et sociales de mon cursus, je sais que la connaissance que vous avez de ma profession est contextuelle: elle dépend entre autres de l'expérience que vous avez des pharmaciens de votre secteur, de la tipologie de votre secteur et de l'influence de cette dernière sur l'interaction entre vous. En d'autres termes, en appeler à la Présidence de la République peut mettre en péril mon propre contexte; les initiatives et la créativité d'autres acteurs du système de santé qui n'ont rien à voir avec vous; et qui cependant, par leur expérience commune de travail, veulent construire quelque chose ensemble. Vous avez pensé à tort que le rapport Rioli est un document à vocation réglementaire. Ce sont justes trois péquins qui se sont réunis pouyr disserter sur l'avenir de ma profession. Je ne partage pas leur opinion. Je n'adhère pas au rapport Rioli qui n'est rien de plus qu'un rapport de travail. Je suis beaucoup plus attaché à la disposition de travail en collaboration prévu par la HPST dans l'article 38 au sein de protocoles définis par les professionnels eux mêmes et validés par les ARS. Que voulez-vous, je reste et demeure un constructiviste. Cet article permet de modifier les pratiques profssionnelles dans un contexte donné de manière codifiée et avec l'accord de toutes les parties; sans substitution obligée.
Merci de ne pas vous tromper de cible.
Jean-Didier Bardet

Anonyme a dit…

autant le commentaire du Docteur STAMRAD est clair et limpide autant votre réponse philosophique est totalement hors de propos et c'est plutôt vous qui vous vous trompez de cible.

Antoine , un Français qui va voir SON médecin quand il est malade et qui va chez UN pharmacien pour acheter les médicaments prescrits . La logique des choses en sorte

Anonyme a dit…

Chers tous.

Je vais me permettre d'intervenir sur quelques points.

Tout d'abord le point principal sur lequel messieurs Bardet et Stamrad sont d'accord:
- Le rapport Rioli est truffé d'idées strictement inapplicables et stupides, notamment celles concernant le diagnostique, ... et la prescription qui lui est nécessairement liée qui pourraient être transférés dans le domaine professionnel du pharmacien.

En cela le message de monsieur Bardet ne me semble pas faux. En effet, il n'a jamais revendiqué le droit à ces pratiques et, me semble t il, s'en est même défendu. En fait l'erreur de monsieur Bardet réside dans sa reprise de l'expression "consultation pharmaceutique"... En effet chacun à pu lire son propos rapidement et en conclure qu'il souhaitait faire une "consultation" au même titre qu'un médecin. Ce qui n'est évidement pas le cas. Il souhaite avoir un entretient (peut importe le nom légal que nous lui donnerons "consultation" "rendez-vous") afin de déterminer le risque iatrogène d'un traitement en cours ou à venir (... je ne le recite pas entièrement Cf plus haut).

Le choix des mots lorsque l'on prend pour référence le rapport Rioli est en effet maladroit. La "consultation pharmaceutique" décrite dans ce rapport est inadmissible, pour autant tout entretient pharmacien/patient ne l'est pas.

En cela la réponse de monsieur Stamrad est également de mauvaise qualité.
1) Compétence en médecine supérieure...( aucun doute, jamais remis en question)
2) Interprétation d'un INR. Premièrement, les contextes cliniques nécessaires à l'interprétation d'un INR ne sont pas légion et tout à fait accessible à toute personne (professionnels de santé et patient y compris).
Deuxièmement avoir accès à un résultat d'INR régulier pour le suivi de la iatrogénie médicamenteuse est absolument nécessaire. Donner le droit à un pharmacien de prescrire cet examen pourrait augmenter le nombre de mesure et me semble tout à l'avantage du patient et sans danger.
Troisièmement, la gestion de la iatrogénie médicamenteuse, et particulièrement celle liée aux AVK, est un domaine de compétence où les pharmaciens sérieux excellent généralement. (Si j osais je me permettrait de retourner a monsieur Stamrad une question similaire à la sienne: êtes-vous certain d'en savoir autant que monsieur Bardet sur le sujet?)

NB: pharmacien ou pas la mesure de l'INR (et donc sa prescription), son interprétation, et l'adaptation des doses d'AVK sont à la porté de tout un chacun patient y compris. 3 études de bon niveau de preuve montrent même un bénéfices en terme de mortalité lorsque les patients sont formés et sont responsables eux même de leur mesure et de leur interprétation [1,2,3]

3) La pression artérielle. Elle doit effectivement être mesurée dans des conditions très particulières. Néanmoins êtes vous certains que tout les médecins de France fassent deux mesures à au moins 3 minutes d'intervalle à chaque visite, etes vous certains que tout les médecins de france utilise un manometre étalonné et vérifié annuellement, être vous certains que l'effet "blouse blanche" soit moindre dans un cabinet de médecin que dans une pharmacie, etes vous certains que la mesure ambulatoire de type holter-tensionnel (donc hors du cabinet et même du controle d'un quelconque professionnel) ne donne pas de meilleur résultat que la mesure au cabinet en terme de prévention cardio vasculaire [Schrader et coll, Pratice vs ambulatory blood pressure measurement ..., J Hum Hypertens, 2000, 14 (7) 435-440].... Bref êtes vous certains que le fait d'avoir une donnée supplémentaire d'un niveau de preuve probablement équivalent à celui que vous revendiquez soit un mal et nécessite une lettre ouverte au président de la république et une grève.

Anonyme a dit…

Chers tous.

Je vais me permettre d'intervenir sur quelques points.

Tout d'abord le point principal sur lequel messieurs Bardet et Stamrad sont d'accord:
- Le rapport Rioli est truffé d'idées strictement inapplicables et stupides, notamment celles concernant le diagnostique, ... et la prescription qui lui est nécessairement liée qui pourraient être transférés dans le domaine professionnel du pharmacien.

En cela le message de monsieur Bardet ne me semble pas faux. En effet, il n'a jamais revendiqué le droit à ces pratiques et, me semble t il, s'en est même défendu. En fait l'erreur de monsieur Bardet réside dans sa reprise de l'expression "consultation pharmaceutique"... En effet chacun à pu lire son propos rapidement et en conclure qu'il souhaitait faire une "consultation" au même titre qu'un médecin. Ce qui n'est évidement pas le cas. Il souhaite avoir un entretient (peut importe le nom légal que nous lui donnerons "consultation" "rendez-vous") afin de déterminer le risque iatrogène d'un traitement en cours ou à venir (... je ne le recite pas entièrement Cf plus haut).

Le choix des mots lorsque l'on prend pour référence le rapport Rioli est en effet maladroit. La "consultation pharmaceutique" décrite dans ce rapport est inadmissible, pour autant tout entretient pharmacien/patient ne l'est pas.

En cela la réponse de monsieur Stamrad est également de mauvaise qualité.
1) Compétence en médecine supérieure...( aucun doute, jamais remis en question)
2) Interprétation d'un INR. Premièrement, les contextes cliniques nécessaires à l'interprétation d'un INR ne sont pas légion et tout à fait accessible à toute personne (professionnels de santé et patient y compris).
Deuxièmement avoir accès à un résultat d'INR régulier pour le suivi de la iatrogénie médicamenteuse est absolument nécessaire. Donner le droit à un pharmacien de prescrire cet examen pourrait augmenter le nombre de mesure et me semble tout à l'avantage du patient et sans danger.

Anonyme a dit…

Troisièmement, la gestion de la iatrogénie médicamenteuse, et particulièrement celle liée aux AVK, est un domaine de compétence où les pharmaciens sérieux excellent généralement. (Si j osais je me permettrait de retourner a monsieur Stamrad une question similaire à la sienne: êtes-vous certain d'en savoir autant que monsieur Bardet sur le sujet?)

NB: pharmacien ou pas la mesure de l'INR (et donc sa prescription), son interprétation, et l'adaptation des doses d'AVK sont à la porté de tout un chacun patient y compris. 3 études de bon niveau de preuve montrent même un bénéfices en terme de mortalité lorsque les patients sont formés et sont responsables eux même de leur mesure et de leur interprétation [1,2,3]

3) La pression artérielle. Elle doit effectivement être mesurée dans des conditions très particulières. Néanmoins êtes vous certains que tout les médecins de France fassent deux mesures à au moins 3 minutes d'intervalle à chaque visite, etes vous certains que tout les médecins de france utilise un manometre étalonné et vérifié annuellement, être vous certains que l'effet "blouse blanche" soit moindre dans un cabinet de médecin que dans une pharmacie, etes vous certains que la mesure ambulatoire de type holter-tensionnel (donc hors du cabinet et même du controle d'un quelconque professionnel) ne donne pas de meilleur résultat que la mesure au cabinet en terme de prévention cardio vasculaire [Schrader et coll, Pratice vs ambulatory blood pressure measurement ..., J Hum Hypertens, 2000, 14 (7) 435-440].... Bref êtes vous certains que le fait d'avoir une donnée supplémentaire d'un niveau de preuve probablement équivalent à celui que vous revendiquez soit un mal et nécessite une lettre ouverte au président de la république et une grève.

4) "Gens formés à un autre métier puisse se substituer à nous" ==> Encore une fois le rapport Rioli va dans ce sens, mais le rapport Rioli est une ineptie et monsieur Bardet n'a jamais dis le contraire.

Enfin je me permet de souligner la bassesse de votre phrase d'introduction sur la "gratuité" de l'acte en question en officine, dont vous ne savez probablement rien puisque de mon expérience personnel (permettez que j'en sache un petit plus que vous sur la pharmacie...) je n'ai jamais connu d'officine demandant une rémunération pour ce service. (sur une trentaine de lieu d'exercice).

En somme une réponse sans intérêt aucun, soit agitant des évidences non remises en causes, soit posant des questions aux réponses relativement évidentes également mais donnant plutôt tort aux propos de son auteur.

Bref finissons par ce qui est important.

Le rapport Rioli est inutile et insensé, mais il ouvre une porte de discussion sur un rendez vous patient/pharmacien (aurai je choisi les bon mots pour que personne ne se heurte) important en terme de santé publique et individuelle.


[1]Connock et coll. CLinical effectivneness and cost-effectiveness of different model of managing ... Health Technol Assess 2007; 11(38) : 1-86

[2] Heneghan et coll. Self monitoring of oral anticoagulation therapy. The Lancet 2006; 367; 404-411

[3] Christensen et cooll. Self management of oral anticoagulant therapy. Int J cardiol 2007; 118(1), 54-61.

Dr favre

Anonyme a dit…

Troisièmement, la gestion de la iatrogénie médicamenteuse, et particulièrement celle liée aux AVK, est un domaine de compétence où les pharmaciens sérieux excellent généralement. (Si j osais je me permettrait de retourner a monsieur Stamrad une question similaire à la sienne: êtes-vous certain d'en savoir autant que monsieur Bardet sur le sujet?)

NB: pharmacien ou pas la mesure de l'INR (et donc sa prescription), son interprétation, et l'adaptation des doses d'AVK sont à la porté de tout un chacun patient y compris. 3 études de bon niveau de preuve montrent même un bénéfices en terme de mortalité lorsque les patients sont formés et sont responsables eux même de leur mesure et de leur interprétation [1,2,3]

3) La pression artérielle. Elle doit effectivement être mesurée dans des conditions très particulières. Néanmoins êtes vous certains que tout les médecins de France fassent deux mesures à au moins 3 minutes d'intervalle à chaque visite, etes vous certains que tout les médecins de france utilise un manometre étalonné et vérifié annuellement, être vous certains que l'effet "blouse blanche" soit moindre dans un cabinet de médecin que dans une pharmacie, etes vous certains que la mesure ambulatoire de type holter-tensionnel (donc hors du cabinet et même du controle d'un quelconque professionnel) ne donne pas de meilleur résultat que la mesure au cabinet en terme de prévention cardio vasculaire [Schrader et coll, Pratice vs ambulatory blood pressure measurement ..., J Hum Hypertens, 2000, 14 (7) 435-440].... Bref êtes vous certains que le fait d'avoir une donnée supplémentaire d'un niveau de preuve probablement équivalent à celui que vous revendiquez soit un mal et nécessite une lettre ouverte au président de la république et une grève.

4) "Gens formés à un autre métier puisse se substituer à nous" ==> Encore une fois le rapport Rioli va dans ce sens, mais le rapport Rioli est une ineptie et monsieur Bardet n'a jamais dis le contraire.

Enfin je me permet de souligner la bassesse de votre phrase d'introduction sur la "gratuité" de l'acte en question en officine, dont vous ne savez probablement rien puisque de mon expérience personnel (permettez que j'en sache un petit plus que vous sur la pharmacie...) je n'ai jamais connu d'officine demandant une rémunération pour ce service. (sur une trentaine de lieu d'exercice).

En somme une réponse sans intérêt aucun, soit agitant des évidences non remises en causes, soit posant des questions aux réponses relativement évidentes également mais donnant plutôt tort aux propos de son auteur.

Bref finissons par ce qui est important.

Le rapport Rioli est inutile et insensé, mais il ouvre une porte de discussion sur un rendez vous patient/pharmacien (aurai je choisi les bon mots pour que personne ne se heurte) important en terme de santé publique et individuelle.


[1]Connock et coll. CLinical effectivneness and cost-effectiveness of different model of managing ... Health Technol Assess 2007; 11(38) : 1-86

[2] Heneghan et coll. Self monitoring of oral anticoagulation therapy. The Lancet 2006; 367; 404-411

[3] Christensen et cooll. Self management of oral anticoagulant therapy. Int J cardiol 2007; 118(1), 54-61.

Dr favre

Anonyme a dit…

Troisièmement, la gestion de la iatrogénie médicamenteuse, et particulièrement celle liée aux AVK, est un domaine de compétence où les pharmaciens sérieux excellent généralement. (Si j osais je me permettrait de retourner a monsieur Stamrad une question similaire à la sienne: êtes-vous certain d'en savoir autant que monsieur Bardet sur le sujet?)

NB: pharmacien ou pas la mesure de l'INR (et donc sa prescription), son interprétation, et l'adaptation des doses d'AVK sont à la porté de tout un chacun patient y compris. 3 études de bon niveau de preuve montrent même un bénéfices en terme de mortalité lorsque les patients sont formés et sont responsables eux même de leur mesure et de leur interprétation [1,2,3]

3) La pression artérielle. Elle doit effectivement être mesurée dans des conditions très particulières. Néanmoins êtes vous certains que tout les médecins de France fassent deux mesures à au moins 3 minutes d'intervalle à chaque visite, etes vous certains que tout les médecins de france utilise un manometre étalonné et vérifié annuellement, être vous certains que l'effet "blouse blanche" soit moindre dans un cabinet de médecin que dans une pharmacie, etes vous certains que la mesure ambulatoire de type holter-tensionnel (donc hors du cabinet et même du controle d'un quelconque professionnel) ne donne pas de meilleur résultat que la mesure au cabinet en terme de prévention cardio vasculaire [Schrader et coll, Pratice vs ambulatory blood pressure measurement ..., J Hum Hypertens, 2000, 14 (7) 435-440].... Bref êtes vous certains que le fait d'avoir une donnée supplémentaire d'un niveau de preuve probablement équivalent à celui que vous revendiquez soit un mal et nécessite une lettre ouverte au président de la république et une grève.

Anonyme a dit…

4) "Gens formés à un autre métier puisse se substituer à nous" ==> Encore une fois le rapport Rioli va dans ce sens, mais le rapport Rioli est une ineptie et monsieur Bardet n'a jamais dis le contraire.

Enfin je me permet de souligner la bassesse de votre phrase d'introduction sur la "gratuité" de l'acte en question en officine, dont vous ne savez probablement rien puisque de mon expérience personnel (permettez que j'en sache un petit plus que vous sur la pharmacie...) je n'ai jamais connu d'officine demandant une rémunération pour ce service. (sur une trentaine de lieu d'exercice).

En somme une réponse sans intérêt aucun, soit agitant des évidences non remises en causes, soit posant des questions aux réponses relativement évidentes également mais donnant plutôt tort aux propos de son auteur.

Bref finissons par ce qui est important.

Le rapport Rioli est inutile et insensé, mais il ouvre une porte de discussion sur un rendez vous patient/pharmacien (aurai je choisi les bon mots pour que personne ne se heurte) important en terme de santé publique et individuelle.


[1]Connock et coll. CLinical effectivneness and cost-effectiveness of different model of managing ... Health Technol Assess 2007; 11(38) : 1-86

[2] Heneghan et coll. Self monitoring of oral anticoagulation therapy. The Lancet 2006; 367; 404-411

[3] Christensen et cooll. Self management of oral anticoagulant therapy. Int J cardiol 2007; 118(1), 54-61.

Dr favre

NADAL a dit…

Chers tous (Pharmaciens et Médecins),
Le rapport RIOLI est une ineptie, nous sommes tous d'accord, une de plus parmi les nombreux rapports « commandités » par nos ministres de tutelle.
Ne parlons pas des AVK dont nous affinons de dosage, depuis des décennies, par téléphone, gratuitement, et donc sans surcoût pour la secu. Par contre, là où nous ne sommes pas d’accord, c’est qu’un tel réglage puisse donner lieu à un entretien pharmaceutique rémunéré…là où nous faisons un acte gratuit ! Où est l’économie pour la secu ? Nous ne sommes pas d’accord non plus sur la surveillance des diabétiques et hypertendus, que nous ne verrions plus qu’une fois par an. Avec quoi allez vous les surveiller ?? puisque vous ne pouvez pas faire de consultations ! pas d’auscultations, pas de palpations. Allez vous encaisser des honoraires (à notre place, puisqu’il s’agit bien d’un transfert d’honoraires) uniquement en faisant un dextro (sans intérêt chez un diabétique de type 2), et en prodiguant des conseils diététiques, ce que nous faisons à chaque consultation, ou encore en prenant la TA avec un appareil électronique. Les hypertendus ont presque tous ce genre d’appareil chez eux, et le dernier congrès de Cardiologie estime que l’auto mesure régulière par le patient est nettement supérieure aux mesures ponctuelles que nous (médecins et pharmaciens) pouvons faire et même au holter tensionnel.
En d’autres termes, en quoi peut consister un entretien pharmaceutique, et surtout en quoi va-t-il être générateur d’économie pour la secu ? Nous sommes tout à fait d’accord pour que vous négociez votre marge sur les médicaments, comme nous le faisons pour nos honoraires, mais de grâce, arrêtons de croire que le monde médical est fait de métiers interchangeables. C’est en cela que nous nous opposons au rapport RIOLI, qui n’est que le rapporteur d’un aréopages de pharmaciens bien pensants pour leur chiffre d’affaire, appuyés par une Ministre ancienne pharmacienne d’officine…
Le transfert de compétences et d’honoraires doit se faire a enveloppe constante (Dixit notre ministre). Nous craignons le pire pour le déficit de la sécu…Faudra t’il créer un ONDAM spécial pharmaciens ?
Cordialement
Dr NADAL Olivier

Anonyme a dit…

Chers tous (Pharmaciens et Médecins),
Le rapport RIOLI est une ineptie, nous sommes tous d'accord, une de plus parmi les nombreux rapports « commandités » par nos ministres de tutelle.
Ne parlons pas des AVK dont nous affinons de dosage, depuis des décennies, par téléphone, gratuitement, et donc sans surcoût pour la secu. Par contre, là où nous ne sommes pas d’accord, c’est qu’un tel réglage puisse donner lieu à un entretien pharmaceutique rémunéré…là où nous faisons un acte gratuit ! Où est l’économie pour la secu ? Nous ne sommes pas d’accord non plus sur la surveillance des diabétiques et hypertendus, que nous ne verrions plus qu’une fois par an. Avec quoi allez vous les surveiller ?? puisque vous ne pouvez pas faire de consultations ! pas d’auscultations, pas de palpations. Allez vous encaisser des honoraires (à notre place, puisqu’il s’agit bien d’un transfert d’honoraires) uniquement en faisant un dextro (sans intérêt chez un diabétique de type 2), et en prodiguant des conseils diététiques, ce que nous faisons à chaque consultation, ou encore en prenant la TA avec un appareil électronique. Les hypertendus ont presque tous ce genre d’appareil chez eux, et le dernier congrès de Cardiologie estime que l’auto mesure régulière par le patient est nettement supérieure aux mesures ponctuelles que nous (médecins et pharmaciens) pouvons faire et même au holter tensionnel.
En d’autres termes, en quoi peut consister un entretien pharmaceutique, et surtout en quoi va-t-il être générateur d’économie pour la secu ? Nous sommes tout à fait d’accord pour que vous négociez votre marge sur les médicaments, comme nous le faisons pour nos honoraires, mais de grâce, arrêtons de croire que le monde médical est fait de métiers interchangeables. C’est en cela que nous nous opposons au rapport RIOLI, qui n’est que le rapporteur d’un aréopages de pharmaciens bien pensants pour leur chiffre d’affaire, appuyés par une Ministre ancienne pharmacienne d’officine…
Le transfert de compétences et d’honoraires doit se faire a enveloppe constante (Dixit notre ministre). Nous craignons le pire pour le déficit de la sécu…Faudra t’il créer un ONDAM spécial pharmaciens ?
Cordialement
Dr NADAL Olivier

Anonyme a dit…

Voila,

Je crois que nous sommes d'accord. Nous ne souhaitons pas avoir des pouvoirs dont vous parlez ici.
De fait la consultation pharmaceutique ne peut être qu'une chose: un entretien avec le patient durant lequel nous ferions une anamnèse médicamenteuse complete, et où nous prendrions plus de temps pour prévenir tout les risques inhérents à ces traitements.
Nous faisons déjà ces choses la mais de façon généralement trop rapide (manque de temps, manque de confidentialité...). Un entretient prolongé serait une aide non négligeable pour les patients (ce qui à long terme est toujours une aide pour la sécu, bien que ce ne soit qu'un objectif secondaire).

Bref
Le rapport Rioli ne sert à rien
La "consultation pharmaceutique" si.

remboursement mutuelle a dit…

Je suis d'accord avec les revendications des consultations pharmaceutiques.

Anonyme a dit…

Chers tous,

Encore une fois, nous assistons à la querelle mèdecins/pharmaciens qui n'a aucun sens.
JP ne dénigre en aucune manière les médecins mais critique à juste titre l'évolution trop commerciale du métier de pharmacien, et Mr le Dr Stamrad se trompe en pensant que les pharmaciens veulent se substituer aux médecins.

Encore faut il savoir de quel métier l'on parle ....

L'exercice de la Pharmacie en milieu rural n'a pas grand chose à voir avec celui de la ville, et je peux vous affirmer qu'il en est de même pour la Médecine.
Ouvert 6j/7,de garde 1 semaine/2 (jour&nuit), je crois pouvoir affirmer sans polémiquer que nous sommes plus disponibles que n'importe quelle autre profession.

Il en va de même pour beaucoup de médecins libéraux en milieu rural, et c'est pour cette raison qu'ils sont si peu nombreux à s'installer en campagne, pour y pratiquer une médecine variée mais exigeante. C'est une vraie spécialité ! Et nous sommes complémentaires !

Mais une différence essentielle existe: les médecins bénéficient de la liberté d'installation (et parfois d'incitations financières), tandis que les pharmaciens soumis à un quota, achètent leur fonds, en s'endettant lourdement pendant 12 à 15 ans (sauf création de droit - très rare- ou dérogatoire, grâce à des appuis du monde politique, pas si rares)

Par ses compétences et sa disponibilité le pharmacien assure un véritable travail d'adressage, de dépistage, de conseil, de contrôle des prescriptions,de lien avec les médecins et les hôpitaux (trop à dire...) et un rôle social que peu connaissent,(nous portons à bout de bras bon nombre d'assurés perdus dans le système/personnes agées,jeunes en difficultés, étrangers).
Pour toutes ces tâches, le pharmacien ne perçoit rien, sa rémunération étant uniquement liée à la vente des médicaments et de la parapharmacie.
Et voilà, le grand mot est lâché : j'ai parlé d'argent! Eh bien oui, il faut le dire, nous sommes aussi des chefs d'entreprises, avec une moyenne de 4 à 5 salariés/pharmacie et il devient de plus en plus difficile de bien travailler et de payer convenablement nos employés, pharmaciens ou préparateurs, tout en remboursant notre outil de travail, avec le mode de rémunération actuelle, qui a atteint ses limites.
D'où la dérive consumériste et le côté bien trop commercial de nombreuses officines, surtout en ville.
L'acte pharmaceutique - oublions le mot "consultation" qui n'est pas approprié - c'est à dire la dispensation et le contôle des prescriptions, les conseils qui doivent l'accompagner, et le suivi des effets iatrogènes doivent être LA base de notre rémunération, et pour cela la formation permanente est indispensable.

Je ne vois pas ce qu'il y a de choquant à cela, c'est notre travail, et il n'y a pas là substitution mais complémentarité avec l'acte médical qui va lui aussi souvent bien au delà du "simple" diagnostic.

La Pharmacie tend à devenir un commerce,nous sommes nombreux à mal le vivre, mais il me semble que la Médecine n'est pas épargnée non plus par cette tendance (que ce soit à l'hôpital, ou en ville).

Les Pharmaciens ne veulent pas prendre la place des Médecins, ils veulent une reconnaissance d'un travail qu'ils font déjà, et qu'ils feraint encore mieux si leur rémunération le prenait en compte, au lieu d'être seulement liée à la vente.

C'est le fond de notre mouvement de protestation actuel, afin d'enrayer la dérive commerciale que le mode de rémunération actuel provoque et qui entrainera à moyen terme la disparition des officines qui seront trop isolées pour se regrouper.

Malades, Médecins, Pharmaciens, nous avons tout à y gagner.

Francis DUMONT , Pharmacien de campagne.

Lawrence Derneville a dit…

Juste en surfant sur le net francais, je suis par hasard passe sur votre blog. Je suis en 6 eme annee de pharmacie ( preparant un doctorat en pharmacie ou Pharm.D aux USA). Je suis tout a fait d'accord avec vous sur le role potentiel qu'un pharmacien peut jouer dans la gestion de sante globale du patient. Ce role a ete longtemps defendu par les pharmaciens aux USA, et reste encore pas totalement accepte. Grace a de nombreux reformes du gouvernement, la bataille pharmacien- docteur progresse du bon cote; en effect les pharmaciens auront bientot le droit de prescrire et de changer la therapie d'un patient avec consultation du medecin ( ceci est deja effectif dans certains etats ). Je vois qu'en france le probleme est encore persistant, mais nous arrivons a un moment ou le metier de pharmacien est entrain de se specialier avec une tendance vers la pharmacie clinique ou hospitaliere ou la gestion a long terme de la therapie medicamenteuse. Je dirai qu'il faut continuer a lutter et de ne pas se laisser intimider par des medecins qui sentent leur profession menacee par les nombreuses qualites que possedent le pharmacien en matiere de patophysiologie et de pharmacotherapie. Sur ce, bon courage, et excusez mon francais qui n'est pas tres clair.

Sincerement,

Lawrence edward D'Erneville

Pharm.D candidate.

médecine esthétique a dit…

Votre blog propose du contenu très pertinent. Je vous souhaite bonne continuation.

Jean-Didier Bardet a dit…

Voici une réponse à vos commentaires, certes tardive! Mais une réponse! Je vous remercie au passage de vos commentaires!
Voici le lien: http://unintermediairedesantequicoutecher.blogspot.com/2010/12/pharmacien-ou-vais-je.html
Bien à vous