Qui suis-je?

Je me présente: Jean-Didier Bardet. Je suis Docteur en Pharmacie, sorti de la Faculté de Pharmacie de Lyon en 2007, "thèsé" en 2009. Je ai été inscrit à l'Ordre National des Pharmaciens section D (pharmaciens adjoints d'officine) pendant 4 ans. Je ne suis plus inscrit au tableau de l'Ordre depuis le 1er mai 2012.
Je m'inscris dans le courant de pharmacie clinique grenoblois de Jean Calop.
J'ai exercé quatre ans en tant que pharmacien d'officine, à Lyon. Depuis le 1er octobre 2011, je suis doctorant en Sciences du Médicaments. Je travaille sur l'exercice pharmaceutique collaboratif.


Je suis également titulaire d'un master en Ingénierie de l'Éducation Thérapeutique. Cela signifie que je possède certaines compétences pour organiser des programmes en éducation thérapeutique. Je suis issu de l'école de pensée rouennaise soutenue et crée par Catherine Tourette-Turgis, enseignante-chercheure à la Faculté de Médecine de Pierre et Marie Curie Paris VI.


Autant vous prévenir tout de suite: j’ai des idées bizarres. Je me qualifie moi même de jeune idéaliste à la poursuite de ses chimères. Oui, pour moi la pharmacie n’est pas un commerce. J'ai fais le choix de ne pas la penser de cette manière... donc ne m'accabler pas si je ne prends pas en compte le versant financier de l'officine. Si mes actuels ou futurs employeurs lisent ces quelques lignes… et ben tant pis! Je suis loin de faire l’unanimité dans ma profession; ma famille elle-même ne comprend pas. Pourquoi faire de l’officine si tu n’aimes pas vendre des médicaments? Mais peut être que j’entrevois autre chose que vous: une relation toute singulière avec l'Autre, une relation qui est à bâtir, une relation avec une personne autour de sa santé. Quoi? Je me suis trompé de vocation. Non j’ai des convictions. Des convictions qui ont grandi ces dernières années et qui s’affirment. Voilà le pourquoi d’un blog. J’espère pouvoir un jour me revendiquer d’être un humaniste au même titre que Robert Badinter ou Simone Veil. J'aimerais que soit gravée sur ma pierre tombale l'épitaphe Ce fut un humaniste.
Oui c’est çà: je suis un technicien du médicament avec des convictions.

J’ai donc poursuivi mon sillon ailleurs, je prends des chemins de traverses pour trouver le mien. Catherine Tourette-Turgis m’a renversé le cerveau: il a fait un 180°. Je pense le Soin autrement. J'ai poussé la porte des sciences sociales. Je n'ai pas l'intelligence de l'innovation, je pense avoir celle de la construction. Je sais adopter un concept, le digérer, le décortiquer et l'adapter avec un autre. C'est ainsi par exemple que je ne pense déjà plus l'éducation thérapeutique comme un nouveau soin ou une continuité du soin mais comme une nouvelle posture sur laquelle bâtir une théorie du soin pharmaceutique. Un peu à l'image des théoriciennes du Care.

Du coup je me sens un peu supérieur parfois… vous me trouverez nécessairement arrogant. J’aime me la péter aussi. Vanité ou besoin de reconnaissance dans ma marginalité? Je ne veux pas faire l’unanimité; je n’en ai rien à faire. Faire l’unanimité ne fait pas avancer: c’est se complaire dans la médiocrité. J’aimerais être un contestataire. Un Sage me montre la Lune, j'essaie de ne pas regarder le doigt. Alors j’essaie d’écrire. Maladroitement sûrement. Ne cherchez pas dans ces lignes la vérité scientifique, car elle n’existe pas. J’y suis juste fidèle à mes convictions, avec ma dose de mauvaise foi.